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Caté : la parabole des vêtements neufs et du vin nouveau

Méditations sur la parabole des vêtements neufs et du vin nouveau selon Matthieu 9, 14-17, Luc 5, 30-36 et Marc 2, 18-22 .

Caté : la parabole des vêtements neufs et du vin nouveau

C'est la première parabole de l'évangile.  Elle est une parité parfaite, elle met en scène une femme (la couture était réservée aux femmes) et un homme (le travail du vin était un métier parfaitement masculin). A l'époque de Luc, elle illustre la difficulté de la jeune communauté chrétienne de faire coïncider ses nouvelles pratiques religieuses avec les pratiques traditionnelles juives. "Car il dit : Le vieux est meilleur. ": la dernière phrase pose problème. DE manière négative, elle peut viser les juifs qui refusent le vin nouveau que constitue l'évangile. Ou de manière plus positives elle peut inviter les communautés chrétiennes d'après Pâques à rester fidèles au bon vin de l'enseignement de Jésus et à rejeter les dangereuses hérésies qui commencent à se propager en son sein.

Méditations

Le morceau neuf au vieil habit

Le ‘vieil habit’, c’est le judaïsme de ce temps-là, sous la forme vers laquelle les pharisiens et les scribes l’avaient fait évolué par leurs doctrines et leurs coutumes, leur formalisme et leur fausse justice (Matthieu 5:20). En dessous de la classe dirigeante, peut-être y en avait-il qui reconnaissaient certaines carences de leur système et qui n’étaient pas hostiles à une certaine amélioration ou réforme. Un ‘morceau neuf’ de ce que Jésus enseignait et faisait, n’aurait pas fait de mal à leur système, à leurs yeux. Mais le Seigneur Jésus en montre l’inutilité absolue : le neuf ne ferait que déchirer d’autant plus le vieux. Il est effectivement impossible d’associer ces deux systèmes. On ne peut pas — même si c’est dans une toute petite mesure (« un morceau ») — se servir de la grâce pour améliorer un système religieux marqué de l’empreinte pharisienne. Il était impossible de mêler les formes extérieures ou les manifestations de ce que Christ apportait, aux formes extérieures ou aux manifestations qui caractérisaient le judaïsme. C’est de ces formes extérieures ou de ces manifestations que semble parler ‘l’habit’. Nous ne devons pas perdre de vue que le christianisme lui aussi — ou l’évangile de la grâce, pouvons-nous dire aussi — suscite des effets visibles extérieurement. Mais cet ‘habit neuf’ qui faisait voir les effets de la grâce, ne pouvait en aucune manière être mis au même rang que les formes légales et en partie hypocrites du judaïsme (Matthieu 6:2, 5, 16 ; 23:13 et suiv.).

La suite sur  : www.bibliquest.org

Méditation : Vin nouveau, outres neuves

 

Pour mieux comprendre l’Evangile de ce jour il nous faut savoir que, dans l’ancienne religion juive, le jeûne était une obligation nécessaire tout en étant une discipline qu’on s’imposait librement. On imposait aux adultes de jeûner une seule fois par an en la fête du « Grand Pardon ». Mais des personnes dévotes et pieuses, notamment les Pharisiens, jeûnaient deux fois par semaine, les lundis et jeudis du lever au coucher du jour. La loi ne l’imposait pas et ils le faisaient par discipline personnelle. Dans la scène de l’évangile il ne s’agit pas du jeûne annuel demandé à chaque juif adulte mais du jeûne hebdomadaire auquel chacun était libre de souscrire ou non. On peut comparer cette pratique à celle de ceux qui vont à la messe tous les jours et non seulement le dimanche. Est-ce que les fidèles qui décident d’aller à la messe tous les jours ont le droit de critiquer ceux qui ne le font pas ?

 

La suite sur Catholique.org

Texte de référence

Chez Luc 5, 30-36

Luc 5, 30-36

30 Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? »
31 Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades.
32 Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »
33 Ils lui dirent alors : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! »
34 Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ?
35 Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. »
36 Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux.
37 Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues.
38 Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves.
39 Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »

AELF

Chez Marc 2, 18-22

Marc 2, 18-22

18 Comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
19 Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.
20 Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront.
21 Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit.
22 Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »

AELF

Chez Matthieu 9, 14-17

Matthieu 9, 14-17

09 Jésus partit de là et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.
10 Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
11 Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »
12 Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades.
13 Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »
14 Alors les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
15 Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront.
16 Et personne ne pose une pièce d’étoffe neuve sur un vieux vêtement, car le morceau ajouté tire sur le vêtement, et la déchirure s’agrandit.
17 Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. »

AELF

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