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Lire et comprendre le récit de l'infirme de Bézatha

Le paralysé (l'infirme, l'estropié, le paralytique)* de la piscine de Bézatha (Bethsaïda, Bethesda, Bathzatha)* selon Jean 5, 1-16.

La guérison d'un paralysé à quelques pas des réserves d'eau du Temple est l'occasion d'une discussion avec les Juifs sur l'identité de Jésus et sa légitimité à intervenir.

 

* selon les traductions

« Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore. »

Lire et comprendre le récit de l'infirme de Bézatha

Fiche de lecture du texte

Fiche d'évangile sur le site du diocèse d'Arras 

Télécharger le fichier PDF "Fiche Jean 04 ch.5"

Parmi les personnages de ce chapitre 5 : Jésus, l’infirme, les Juifs, auxquels il faut ajouter le Père, Jean-B. et Moïse. On ne parle pas des apôtres ! Le paralysé fait partie des anonymes de l’Evangile dont on ne sait rien, si ce n’est qu’il a 38 ans. Il ne demande rien à Jésus. Quand il saura d’où vient sa guérison, il le fait savoir aussitôt, il devient témoin de Jésus. C’est comme la Samaritaine, quand elle a compris, elle va le communiquer.
(...)
Ce récit de guérison (ou signe) est l’origine du long discours sur l’identité de Jésus et le rejet juif. Dans son développement, le récit fait apparaître le conflit profond entre “les Juifs” (c’est-à-dire les autorités religieuses juives) et Jésus. Le conflit semble reposer sur une appréciation différente des valeurs, “conflit de valeurs” dirions-nous aujourd’hui. Pour les Juifs, la Loi -et ses 613 préceptes- doit primer sur l’homme. Pour Jésus, remettre un homme debout passe avant tout le reste, y compris la Loi.
(...)
Jésus entre en dialogue avec l’infirme et se fait reconnaître. L’infirme est interrogé. On découvre que ce paralysé ne connaît rien de Jésus. Jésus lui révèle que la guérison ne concerne pas que le physique, mais d’abord et surtout, la relation à Dieu. Dès lors l’infirme guéri devient porteur de révélation, témoin de Jésus. C’est le début des ennuis pour Jésus.

DIOCESE D'ARRAS

Méditation : la guérison du paralytique à la piscine

Evangile selon St Jean, chapitre 5, 1-16

 

Pouvons-nous imaginer la souffrance de 38 ans de paralysie ? Le Seigneur intervient dans la vie de cet homme comme un véritable sauveur. Avec un simple « lève-toi et marche », le voilà guéri. Trop souvent nos difficultés personnelles ou celles que l’on peut rencontrer dans notre monde ne sont pas vu à la juste échelle. En effet, rien n’est trop difficile à la lumière de la grandeur de Dieu pour qui rien n’est impossible. Ce passage nous apprend avant tout à avoir confiance en Dieu. Cependant n’oublions pas que le malade de l’évangile d’aujourd’hui a attendu 38 ans. En effet, qui sait combien de temps devrons-nous attendre, peut-être même que notre guérison devra attendre l’au-delà. Les chemins de Dieu sont mystérieux, et souvent bien différents des nôtres.

CATHOLIQUE.ORG

Texte de référence - Jean 5, 1-16

 

Jean 5, 1-16
01 Après cela, il y eut une fête juive, et Jésus monta à Jérusalem.
02 Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades,
03 sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. [ 3b- 4]
05 Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans.
06 Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? »
07 Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. »
08 Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
09 Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
10 Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. »
11 Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” »
12 Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? »
13 Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.
14 Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »
15 L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.

AELF

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