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Comprendre la parabole du fils prodigue, pistes de réflexion

Comprendre la parabole du fils prodigue, pistes de réflexion

La parabole du fils prodigue (d'après Luc 15, 11-32) nous aide à comprendre le sens du pardon, celui qu'on donne et celui qu'on reçoit. Voici les réflexions menées par des groupes dans le cadre du chemin du pardon pour adultes que nous avons proposé en paroisse et dont le déroulement se trouve ici.

Proposition de KT42.

Réflexion sur la parabole du fils prodigue

1- Quels sont les personnages ? Les deux fils, les serviteurs, le père.

2- Quelle est l’évolution des personnages entre le début et la fin de la parabole ? Voir le cheminement de chacun :

Le fils cadet : il demande sa part d'héritage, il s'en va, gaspille tout, mène une vie de débauche avant de connaître la pauvreté et de devoir garder les cochons. Ce dépouillement lui fait percevoir qu’il y a un manque dans sa vie. Il rentre en lui-même et prend conscience qu’il n’a plus le pain quotidien. Il veut retourner chez son père, même si pour cela il doit être traité comme un ouvrier de son père. Quand il reprend la route en sens inverse pour revenir vers son père, on imagine que son cerveau à dû bouillir de toutes les paroles qu'il allait devoir dire à son père, car se reconnaître pécheur n'est pas facile. Mais par son attitude bienveillante, son père lui facilite la tâche et c'est alors qu'il peut dire plus facilement : "j'ai péché contre Dieu et contre toi, je ne suis pas digne que tu me regardes comme ton fils". Il avoue ses fautes et se reconnaît comme indigne.

Le père face au fils aîné : Il supplie son fils aîné de revenir près de lui alors que celui-ci refuse d'entrer dans la maison par jalousie. Et il va dire une parole importante :" tout ce que je possède est aussi à toi". Le fils aîné n'avait jamais réalisé que tout ce qui appartenait à son père était aussi à lui puisqu'il s'agissait de son héritage.

Le père face au fils cadet : il est juste en partageant équitablement ses biens. Il accepte le départ de son fils cadet sans protester (il lui laisse la liberté de choisir sa vie), pourtant chaque jour, il va guetter son retour. Il va être dans l'attente du retour de son fils. Quand ce jour arrive, il fait preuve de compassion, de miséricorde, il ne lui demande rien, ne le dispute pas. Au contraire, il court à sa rencontre et le couvre de baisers, ordonne qu'on lui donne de nouveaux vêtements, qu'on tue un veau bien gras en l'honneur de son retour, et qu'on organise un festin. Il est heureux et veut partager son bonheur en disant : "mon fils qui était mort est revenu à la vie, il était perdu et je l'ai retrouvé".

Le fil aîné : il ne demande pas sa part d'héritage, ne demande rien et poursuit son chemin en fidèle et irréprochable serviteur de son père. Il revient des champs (de son travail quotidien) quand il entend un bruit de musique et de danse. Il interpelle un domestique pour lui demander ce qui se passe. Quand il apprend que son père tue un veau gras pour son frère, il se met en colère et refuse d’entrer. Face à son père qui le supplie, il explique que lui n'a retiré aucun bénéfice en travaillant très dur pour son père. Il a servi fidèlement, n'a pas désobéi, et pourtant son père ne lui a jamais organisé de fête, n'a jamais tué un veau gras pour lui, même pas un chevreau pour faire la fête avec ses amis. Il se montre jaloux.

 

Mise en commun

1- Des trois personnages, qui a péché ?

2- Le premier fils parce qu'il s'est montré insouciant et s'est éloigné de son père ; le deuxième fils parce qu'il a fait preuve de jalousie et de rancune, mais pas le père qui n'est que bonté, amour et miséricorde.

3- Est-ce que dans l’attitude des fils, il y a quelque chose de notre propre attitude ?

4- Que nous inspire l’attitude du père ? elle est celle de Dieu notre Père qui est miséricorde et amour

 

Ce qu'on peut dire sur le pardon (idées en vrac)

Il faut être deux et même trois dans le cas du sacrement (Dieu) - pardonner ce n’est pas oublier mais c’est une blessure qui est guérie et dont la cicatrice ne fait plus mal - il faut pardonner avec son cœur (c’est le cœur qui est blessé) - il faut du temps - tout est pardonnable au manquement d’amour - on ne peut pas toujours arriver à pardonner et à se pardonner soi-même - on ne peut pas demander pardon pour quelqu’un d’autre - il faut faire le premier pas mais il faut aussi que la deuxième personne accepte notre pardon - le pardon rétablit une relation - pardonner c'est redonner sa confiance - le sacrement de la réconciliation est une véritable rencontre avec Dieu - ce qui est juste pour Dieu ne l’est pas forcément pour l’homme (l’attitude du père paraît injuste vis à vis du fils aîné) - le dialogue avec le prêtre est important car le prêtre est le symbole de la présence de Jésus...

Lire le récit du fils prodigue

Luc 15, 11-32

11 Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils.
12 Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.
13 Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
14 Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
15 Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
17 Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
19 Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”
20 Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
21 Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
22 Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
23 allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
24 car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
25 Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
26 Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.
27 Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
28 Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.
29 Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
30 Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
31 Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
32 Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

AELF

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