À l’occasion de la Toussaint, les enfants découvrent la vie de sainte Kateri Tekakwitha, première sainte autochtone d’Amérique du Nord. À travers un diaporama, un temps d'échange, la réalisation de l'arbre du Royaume et un temps de célébration, ils comprennent que la sainteté ne consiste pas à être parfait, mais à vivre dans l’amitié de Jésus, à prier et à aimer les autres par des gestes simples du quotidien.
Une rencontre pour découvrir que nous sommes tous appelés à devenir saints, à la suite du Christ. Sur cette page, vous trouverez aussi d'autres activités de caté autour de sainte Kateri.
PETITE BD SUR LA VIE DE SAINTE KATERI
FICHE : PETITE BIOGRAPHIE SUR SAINTE KATERI
ILLUSTRATIONS DE DE SAINTE KATERI
ANIMATION DE LA TOUSSAINT AUTOUR DE SAINTE KATERI TELAKWITHA
Introduction : la Toussaint
Prendre un chant :
Exemple : « Tu es là au cœur de nos vies ».
Échange avec les enfants
1/ Le 1er novembre, c’est la Toussaint. Vous le voyez écrit sur la banderole.
- Qu’est-ce que ce mot signifie pour vous ?
- Que représente cette fête dans le calendrier liturgique ?
Consigne : faire réagir les enfants et engager le dialogue autour de ce mot.
2/ Séparer la banderole pour passer du mot « Toussaint » aux mots « tous saints ».
Dans le mot « Toussaint », on peut lire « tous saints ».
- Qu’est-ce qu’un saint ?
- Pourquoi fêter les saints le jour de la Toussaint ?
- Est-il facile de devenir saint ?
- Sommes-nous tous appelés à devenir des saints ?
- Qu’ont-ils fait de particulier pour devenir saints ?
Nous allons essayer de répondre à ces questions durant cette rencontre. Mais auparavant, regardons le diaporama sur la vie de Kateri, la première sainte du Grand Nord.
Projection du diaporama sur sainte Kateri
► Projeter le diaporama sur sainte Kateri Tekakwitha.
Compréhension du diaporama : questions et réponses
1. Qui est le personnage principal ? Comment s’appelle-t-elle ? Comment vit-elle ? Où vit-elle ?
- Kateri est une jeune Autochtone de la tribu des Iroquois. Elle naît dans la région de l'actuel État de New York, avant de devoir plus tard s'enfuir vers le Canada. Son surnom est le "Lys des Mohawk".
- Elle connaît la maladie, la variole, et la mort de ses parents. Elle-même aura les yeux abîmés et très sensibles.
- Son oncle Grand Loup et sa tante vont l’élever. Elle va les aider. Même si elle ne manque de rien, sa mère lui manque.
- Elle rencontre des missionnaires français qu’on appelle les « Robes noires ». Ils ont tout quitté et risquent leur vie pour parler de Jésus. Kateri écoute attentivement ce qu’ils disent : cela la rend joyeuse.
- Non, car son cœur attend autre chose. Elle ne sait pas encore quoi, mais elle est curieuse de Jésus et veut tout savoir sur lui.
- Non, sa famille ne comprend pas son attirance pour les chrétiens et sa foi naissante. On se moque d’elle et elle est maltraitée.
- Non. Elle décide de s’enfuir avec d’autres Autochtones persécutés pour leur foi, vers un village de chrétiens à Kahnawake.
- Oui ! On peut faire entendre des cris de bienvenue. Dans ce village, plusieurs membres de tribus différentes vivent ensemble en bonne entente. Kateri va s’y faire une amie.
- Elle peut enfin réaliser son rêve et se faire baptiser.
- À partir de ce jour, elle devient l’amie de Jésus et entre dans la grande famille des chrétiens.
- Avec son amie, elle va s’occuper des malades et des pauvres : c’est la charité. Elle passe son temps à aider les autres.
- Non. Elle participe aussi aux occupations traditionnelles de la vie quotidienne : porter le gibier, dépecer la viande et gratter le cuir.
- Oui. On dit d’elle qu’elle impressionne par son ardeur et sa gaieté.
- La communion.
- Oui, car en communiant, elle offre sa vie à Dieu et reçoit sa présence en elle-même. La foi de Kateri l’accompagne toute sa vie.
- Elle rencontre des religieuses (des sœurs) qui consacrent leur vie à Dieu. À partir de ce jour, elle rêve de devenir comme elles. Mais elle comprend que sa vie est auprès des siens, où elle peut les aider et leur parler de Jésus. En se consacrant à eux, elle se consacre à Dieu. Elle reste unie à lui par la prière jusqu’à sa mort, à 24 ans.
- Sa foi profonde : Elle a toujours eu une confiance immense en Jésus-Christ et passait beaucoup de temps à prier.
- Son courage : Elle est restée fidèle à ses choix et à Dieu, même lorsqu'elle a été rejetée et persécutée par sa famille.
- Sa générosité (la charité) : Elle a consacré sa vie à s’occuper des pauvres et des malades, en apportant toujours sa joie et sa bonne humeur.
- Son amour du quotidien : Elle aidait tout le monde en accomplissant les tâches de tous les jours (gratter le cuir, cultiver la terre) et favorisait la paix autour d'elle.
Et nous, pouvons-nous devenir saints ou saintes ?
- La sainteté, ce n'est pas être parfait : Un saint ou une sainte n’est pas forcément un homme ou une femme parfait. C’est quelqu’un qui vit le plus possible en amitié avec Dieu en accueillant l’Évangile. Il n'y a pas besoin de réaliser des actions éclatantes : il suffit de vivre simplement le quotidien, dans l’amour. C’est au cœur de la vie de tous les jours que nous sommes appelés à la sainteté.
- Un chemin pas à pas : On ne devient pas saint ou sainte du jour au lendemain. C’est au jour le jour que l’amour de Dieu creuse son sillon dans nos vies. Il ne faut pas attendre que la sainteté nous tombe dessus un beau matin ! Il faut commencer à aimer, à s’engager chaque jour un peu plus et, petit à petit, nous avançons.
- Dès aujourd'hui, même pour les enfants : On ne naît pas saint, on le devient. Même les enfants, à l’école, à la maison ou au sport, peuvent vivre en amis de Jésus. Cela peut commencer aujourd’hui ! Pour devenir saint, il n’y a pas trente-six mille façons : il suffit de vivre pleinement l’amour de Dieu en aimant à notre tour les autres, comme Kateri l’a fait.
Célébration
- Sur une grande affiche, dessinez un grand arbre avec des branches nues (vous pouvez l'appeler « L'Arbre du Royaume »).
- Découpez à l'avance des formes d'étoiles (ou de lys, en clin d'œil au surnom de Kateri, le Lys des Mohawk) dans du papier jaune ou blanc.
Chant
En cette fête de la Toussaint, l’Église invite les chrétiens à se tourner vers les saints et les saintes qui ont fait de leur vie un chemin d’amour au service de leurs prochains, par amour pour Dieu. Par leur action, leur attention aux plus petits d’entre nous, aux déshérités, aux malades et aux pauvres, ils ont donné au mot solidarité et charité tout leur sens. Ils ont marché avec Jésus-Christ, certains au risque de leur vie. Ils sont pour chacun de nous des exemples à suivre. Les saints sont auprès de Dieu, ils sont vivants et nous accompagnent dans notre vie. Prions pour eux.
Acclamation de l’Évangile - Alléluia
Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siègera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? Tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? Tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? Tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? Tu étais nu, et nous t’avons habillé ? Tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?”
Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”
Alors il dira à ceux qui seront à gauche : “Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?”
Il leur répondra : “Amen, je vous le dis, chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait.”
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
Commentaire de l’Évangile
- Chaque fois que nous donnons à manger à quelqu’un qui a faim.
- Chaque fois que nous donnons à boire à quelqu’un qui a soif.
- Chaque fois que nous accueillons un étranger.
- Chaque fois que nous faisons un don pour les plus pauvres.
- Chaque fois que nous visitons un malade ou un prisonnier.
Une action concrète
- « J'avais faim / soif » ➡️ Je partage mon goûter à l'école ou je ne gaspille pas la nourriture.
- « J'étais un étranger » ➡️ Je vais jouer avec un enfant qui est tout seul dans la cour de récréation.
- « J'étais malade » ➡️ Je prépare un joli dessin ou je rends service à un proche fatigué ou malade.
- « J'étais nu » ➡️ Je prends soin de mes affaires et je peux donner les jouets/vêtements que je n'utilise plus.
Le geste symbolique : Chaque enfant écrit son prénom sur son étoile (ou son lys). Au dos, s'il le souhaite, il peut écrire son petit engagement secret. Un par un, les enfants viennent coller leur étoile sur les branches de l'arbre pour le faire rayonner. Prendre un chant pendant la procession.
Prière
Avec tous les saints et ceux et celles qui ont été et sont les témoins de ton amour, Seigneur, écoutons la belle prière de Mère Teresa qui, durant toute sa vie, a partagé la souffrance des plus pauvres, là-bas, loin de son pays, en Inde. Que son action se poursuive après elle.
Seigneur, quand je suis affamé,
donne-moi quelqu’un qui ait besoin de nourriture.Quand j’ai soif,
envoie-moi quelqu’un qui ait besoin d’eau.Quand j’ai froid,
envoie-moi quelqu’un à réchauffer.Quand je suis blessé,
donne-moi quelqu’un à consoler.Quand ma croix devient lourde,
donne-moi la croix d’un autre à partager.Quand je suis pauvre,
conduis-moi à quelqu’un dans le besoin.Quand je n’ai pas de temps,
donne-moi quelqu’un que je puisse aider un instant.Quand je suis humilié,
donne-moi quelqu’un dont j’aurai à faire l’éloge.Quand je suis découragé,
envoie-moi quelqu’un à encourager.Quand j’ai besoin de la compréhension des autres,
donne-moi quelqu’un qui ait besoin de la mienne.Quand j’ai besoin qu’on prenne soin de moi,
envoie-moi quelqu’un dont j’aurai à prendre soin.Quand je ne pense qu’à moi,
tourne mes pensées vers autrui.
Notre Père gestué
Le lendemain de la Toussaint, le 2 novembre, c’est la messe des défunts. Nous prions pour tous ceux et toutes celles qui nous ont quittés, dans l’espérance du salut.
Réciter le Notre Père.
Reprendre le chant final
Option activité : réaliser la rosace de la Toussaint
Proposer aux enfants de réaliser la rosace de la Toussaint.
► Explication extrait de la revue Point de repères.pdf


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