Voici une BD qui raconte la colère de Jésus contre les marchands du temple (Jean 2, 13-25), accompagnée d’une fiche de compréhension pour les enfants du caté.
Fiche de compréhension : Jésus et les marchands du temple selon Jean 2, 13-25
Une interprétation proposée par KT42
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"Il fit un fouet avec des cordes"
Jésus ne prend pas un bâton au hasard. Il prend le temps de tresser des cordes, sûrement celles qui servaient à attacher les animaux. Cela nous montre quelque chose d’important : Jésus n’agit pas sur un coup de colère. Il réfléchit. Il sait ce qu’il fait. Il est déterminé et juste. Il est dans une "sainte colère", une force calme qui vient de son amour pour son Père. Comme quand quelqu’un se fâche parce qu’on fait du mal à une personne qu’il aime beaucoup. Jésus aime son Père et il aime la maison de Dieu. Alors il agit pour la protéger.
Son but n'est pas de blesser les personnes, mais de purifier l'espace sacré. Son but n’est pas de faire mal aux gens. Il veut simplement remettre les choses à leur place. Comme un bon berger qui guide son troupeau avec fermeté.
"La libération des animaux"
Jésus ne se contente pas de renverser des tables, il évacue les brebis et les bœufs. Ces animaux étaient vendus pour être offerts à Dieu. À cette époque, on pensait que donner des animaux en sacrifice faisait plaisir à Dieu. En les faisant sortir, Jésus montre que quelque chose va changer. Il veut faire comprendre que Dieu ne veut pas des animaux, mais un cœur sincère et rempli d’amour.
"La monnaie des changeurs"
À l’époque, dans le temple, il y avait des personnes qui changeaient l’argent. On ne pouvait payer l’offrande du Temple qu’avec une pièce spéciale. Ces personnes prenaient un petit peu d’argent au passage pour elles. Quand Jésus renverse leurs tables, il montre qu’il n’est pas d’accord. Il veut dire que la maison de Dieu n’est pas un marché. En chassant les changeurs, Jésus fait comprendre quelque chose d’important : pour aller vers Dieu, on n’a pas besoin de payer. Personne ne doit empêcher les gens d’être proches de Dieu. L’amour de Dieu est gratuit. Il est pour tout le monde, riche ou pauvre.
"Les colombes"
Jésus a fait sortir les bœufs et les brebis. Mais il ne renverse pas les cages des colombes. Pourquoi ? Parce que les colombes auraient pu être blessées. Alors Jésus demande simplement aux vendeurs de les enlever. Les colombes étaient l’offrande des personnes pauvres. C’était ce qu’elles pouvaient donner à Dieu. Jésus fait attention à ne pas abîmer ce que les plus petits apportent. Il veut que le temple soit pur, mais il n’oublie pas les pauvres. Cela nous montre que Jésus est juste,mais aussi doux et attentif aux plus fragiles.
"La maison de mon Père une maison de commerce"
C'est la première fois dans l'Évangile de Jean que Jésus appelle publiquement Dieu "mon Père". Cela veut dire quelque chose d’important : Jésus est chez lui dans le temple. En disant "maison de commerce", il explique ce qui ne va pas : Certaines personnes pensaient : ”Je donne quelque chose à Dieu, et Dieu me donnera quelque chose en échange.” Mais Dieu n'est pas un marchand. On ne "marchande" pas avec lui. On n’achète pas son amour. Jésus veut remettre son Père au centre. Il vient rappeler que l’amour de Dieu est gratuit.
"L’amour de ta maison fera mon tourment"
Le mot "tourment" annonce que Jésus donnera toute sa vie, jusqu'au bout, par amour pour son Père et pour nous. Les disciples se rappellent un texte très ancien (le Psaume 69) qui parle déjà d’une personne qui aime Dieu très fort et qui souffre à cause de cet amour. Ils comprennent quelque chose d’important : ce que fait Jésus était déjà annoncé. Jésus est vraiment l’envoyé de Dieu.
Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ?
Dans le Temple, tout était très réglementé. En agissant ainsi, Jésus prend une autorité que personne ne lui a donnée officiellement. Les chefs juifs ne lui disent pas forcément qu'il a tort sur le fond (ils savent bien que c'est un peu le désordre), mais ils demandent : « De quel droit fais-tu cela ? »
Pour eux, si quelqu'un change les règles dans la maison de Dieu, c'est qu'il est envoyé par Dieu (un prophète ou le Messie). Ils attendent un signe extraordinaire, un miracle, pour montrer qu’il est vraiment envoyé par Dieu. Le malentendu commence quand ils parlent du temple.
Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai
Quand Jésus dit “ce sanctuaire”, il y a une énorme confusion :
- Les chefs pensent qu’il parle du grand Temple en pierre, un bâtiment magnifique qui a mis très longtemps à être construit. Ils se disent : Il a fallu des dizaines d’années pour le bâtir ! Comment pourrait-il le reconstruire en trois jours ?”
- En réalité, Jésus ne parle pas du bâtiment. Il parle de son propre corps. Mais personne ne le comprend à ce moment-là.
Quand il dit :
- « Détruisez » : il sait qu’on va le faire mourir.
- « Trois jours » : c’est le temps qu’il passera dans le tombeau.
- « Je le relèverai » : il annonce qu’il va revenir à la vie.
Jésus annonce déjà sa mort, mais surtout sa résurrection. Même si on détruit son corps, la vie sera plus forte.
Le sanctuaire de son corps
Pendant que tout le monde regarde les grandes pierres et l’or du Temple, Jésus montre quelque chose d’important : Le vrai endroit où Dieu habite sur terre, c’est lui-même. Son corps est la "tente" de Dieu parmi nous. Aujourd’hui, pour rencontrer Dieu, on n’a plus besoin d’un grand bâtiment. On peut le rencontrer en Jésus.
Quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
Quand Jésus est revenu à la vie, ses disciples se sont souvenus de ce qu’il avait dit au Temple. Et là, tout est devenu clair pour eux ! Pendant que Jésus vivait, ils ne comprenaient pas toujours tout. Mais après sa Résurrection, c’est comme si toutes les pièces d’un puzzle s’assemblaient. Ils ont compris : “Ah ! Il parlait de sa propre vie !”
Ils font alors le lien entre deux choses très importantes :
- L’Écriture : les textes anciens, comme le Psaume 69.
- Les paroles de Jésus : ce qu’il leur avait dit de vive voix.
Tout devient vrai en même temps. Ils voient que Jésus ne s’est pas trompé, et que les prophètes non plus.
Cela nous montre que la foi prend du temps. Parfois, il faut vivre des épreuves, comme la mort de Jésus, et des grandes joies, comme sa Résurrection, pour vraiment comprendre ce que Jésus voulait nous dire.
Conclusion
La Résurrection de Jésus est comme une clé qui ouvre la porte pour tout comprendre. Les disciples passent du doute à une confiance totale en lui. C’est un message d’espérance : Même si on ne comprend pas tout tout de suite, la lumière finit toujours par arriver !
BD : Jésus et les marchands du temple selon Jean 2, 13-25
Réalisation KT42 - Texte officiel de l'AELF
Textes de référence
Jean 2, 13-25
13 Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem.
14 Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.
15 Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,
16 et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. »
17 Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment.
18 Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »
19 Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »
20 Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
21 Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.
22 Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
23 Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait.
24 Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous
25 et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.
AELF



